Suite à l’arrêté inter-préfectoral du 26 décembre 2016, actant la fusion des trois syndicats ariégeois, fut créé le Syndicat du Bassin du Grand Hers (SBGH). La Vixiège ne devrait rejoindre ce nouveau grand syndicat qu’en 2018.

⌉ Les missions

Le Syndicat a pour objet de concourir à la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau et la préservation et la gestion des milieux aquatiques, à l’échelle du bassin versant de l’Hers Vif et de ses affluents, dans les principes de solidarité amont-aval.

Le syndicat intervient dans la limite des missions et/ou compétences qui lui ont été transférées ou déléguées par ses membres et dans le strict respect des droits et obligations, reconnus par la loi : aux propriétaires riverains notamment pour l’entretien des cours d’eau non domaniaux  ou à leur association syndicale, au Maire, au Préfet du département, à l’Agence de l’eau.

Dans le cadre de son objet, le Syndicat exerce en matière de GEstion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI) les compétences suivantes :

  • L’aménagement d’un bassin ou d’une fraction de bassin hydrographique ;
  • L’entretien et l’aménagement d’un cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau, y compris les accès à ce cours d’eau, à ce canal, à ce lac ou à ce plan d’eau ;
  • La défense contre les inondations et contre la mer ;
  • La protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines ;

La définition des zones protégées demeure de la seule responsabilité des EPCI à fiscalité propre.

Enfin, Le Syndicat peut se voir confier par chaque membre, après délibération de leur organe délibérant, une ou plusieurs missions d’assistance technique dans le cadre de son objet.

Dans le cadre de ces compétences le syndicat a défini un programme pluriannuel de gestion sur 5 ans de 2016 à 2020. Ce programme précise les actions à mener dans différentes thématiques :

  • Gestion de la ripisylve ≈ 58 %

Cela concerne les travaux forestiers d’abattages des arbres morts ou basculés dans la rivière ainsi que l’enlèvement des embâcles.

  • Protection des biens et des personnes ≈ 10%
  • Morphologie ≈ 10 %

Etude des problématiques liées à la mobilité de la rivière

  • – Eau et milieu ≈ 9 %

Actions autour de l’amélioration de la qualité de l’eau

  • – Communication et sensibilisation ≈ 7%
  • – Gouvernance ≈ 3 %
  • – Continuité ≈ 3%

Actions visant à permettre une meilleure continuité des espèces aquatiques et des sédiments.

Le Syndicat du Bassin du Grand Hers (SBGH) a réuni récemment, à la salle Dardier, un grand nombre de partenaires (1) pour le lancement d’une étude visant la restauration des espaces forestiers appelés «breilhs». Sur les bords de l’Hers et du Douctouyre, de Moulin-Neuf à Saint-Amadou et de Rieucros à Lieurac, ces espaces sont caractérisés par des lisières de dense végétation qui couvrent une superficie totale de 500 ha.

Il s’agit de zones fortement embroussaillées et boisées qui ont perdu, en grande partie, tout intérêt économique pour les propriétaires. « En même temps, elles constituent des obstacles au fonctionnement de la rivière car elles ne jouent plus leur rôle de stabilisateur hydraulique et de régulateur de crues », précise Jean CAZANAVE, ex-président du SBGH.

L’étude vise à remédier à cette situation qui s’aggrave au fil des ans. Elle est financée par l’agence de l’eau Adour-Garonne et le conseil régional d’Occitanie dans le cadre d’un appel à projets intitulé « Valorisons et restaurons nos zones inondables ».

L’objectif consiste à organiser la gestion forestière des boisements de forêts alluviales afin qu’elles soient mieux exploitées par les propriétaires, tout en prenant en compte l’ensemble des enjeux, notamment environnementaux.

 

⌉ « Retrouver le visage de nos berges d’autrefois »

Pour y parvenir, l’étude doit se fonder sur l’expertise technique de partenaires qualifiés et recueillir les avis de toutes les parties concernées.

La réunion avait pour but d’organiser un comité technique et un comité de pilotage, présenter la méthodologie de l’étude et son planning. La séance devait aussi permettre de tracer la voie vers la pratique de méthodes de gestion forestière intégrées et concertées.

Au-delà des diagnostics généraux et individuels auprès des propriétaires forestiers, l’étude doit aboutir notamment à la réalisation, à l’intention de tous les acteurs, d’une brochure d’information et de conseils ainsi que d’une notice pédagogique et incitative.

« Gageons que grâce à tous ces efforts les breilhs qui peuplent les berges de nos cours d’eau retrouveront un peu de leur visage d’autrefois »  Jean CAZANAVE.

(1) Autour du SBGH et des financeurs étaient présents les représentants du centre régional de la propriété forestière (CRPF) de la chambre d’agriculture de l’Ariège, de l’Association des naturalistes ariégeois (ANA), de la fédération départementale de la pêche et des milieux aquatiques (FDPPMA), de la direction départementale des territoires (DDT), de l’Office national des forêts (ONF), du Syndicat des propriétaires privés de l’Ariège, de la communauté de communes du pays de Mirepoix (CCPM), de l’association Bois paysan, du GDF Sylvestre et de la fédération départementale des chasseurs de l’Ariège (FDCA).