♦ De l’antiquité à la Révolution

Utilisation d’une pompe à incendie au XVIIe siècle.

Dès le début de la civilisation, les hommes, bâtissant des cités de bois, se rendent compte du danger et mettent sur pied des organismes pour lutter contre les incendies. Déjà en Asie mineure, on parle de lutte contre le feu ; plus tard en Italie, les romains créent sous l’empereur Auguste les « vigiles du feu ». D’ailleurs, à l’heure actuelle, les pompiers italiens s’appellent toujours les « vigilidelfuoco ».

En France, dès le Moyen Âge, des structures apparaissent, mais ces embryons de service incendie ne sont alors basés que sur le volontariat, avec des personnes travaillant dans le bâtiment.

À la Renaissance et sous Henri IV, des moines font le service (recollets ou capucins), mais avec leurs vêtements de bure plus d’un dut avoir sa robe brûlée lors des incendies. À ces époques, le guet incendie est réalisé par les personnes travaillant à domicile, tels les taverniers et les prostituées.

Les sapeurs de la Garde Impériale

Il faut attendre Louis XIV pour que soit organisé à Paris un corps de gardes pompes dont le courage et le dévouement dans leur service auprès de la population est sans faille. À la fin du XVIIe siècle apparaît la pompe à bras hippo-attelée, les habitants devant organiser une chaîne humaine pour alimenter la pompe depuis un point d’eau (rivière, fontaine, puits).

Le système des gardes pompes se transforme peu à peu par la loi du 24 août 1790, qui donne au corps « le soin de prévenir convenablement les accidents et fléaux calamiteux comme les incendies, par une meilleure distribution des moyens de secours nécessaires ». La Convention nationale, en 1793, donne aux gardes pompes leur premier drapeau et change leur appellation : ils prennent le nom de « compagnie des pompes publiques »

De l’Empire aux temps modernes

La compagnie des sapeurs-pompiers de Mirepoix en 1934.

Suite aux incendies de 1810 au palais de Saint Cloud puis à l’ambassade d’Autriche, Napoléon Ier créera la 3e compagnie du Génie de la Garde impériale, véritables pompiers des palais (Fontainebleau, les Tuileries, Saint-Cloud, Meudon, Rambouillet…) et les sapeurs-pompiers pour la ville.

Inauguration en 1956 de la caserne des pompiers sur le cours Pons-Tande (face à la poste actuelle)

Pendant la guerre de 14-18, il faut lutter contre les incendies nés des bombardements et les corps de  sapeurs-pompiers paieront un lourd tribu.

Entre 1950 et 1952 apparaissent les JSP (Jeunes Sapeurs-Pompiers) et en 1955 est créé le SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours).

Pompiers à la manœuvre sur la place Philippe de Lévis dans les années 60

En 1966, l’importance du risque technologique va précipiter la modernisation des sapeurs-pompiers français.

La Direction de la Sécurité Civile (DSC) et l’école nationale supérieure des officiers sapeurs-pompiers sont créées en 1975.

Au terme de sa longue histoire, le savoir-faire des sapeurs est reconnu dans le monde entier et nombre de délégations étrangères viennent s’instruire à leur contact.

♦ A Mirepoix….

Si nous n’avons pas de date précise concernant la création d’un corps de sapeurs-pompiers à Mirepoix, il existe dans les archives du Centre d’Incendie et de Secours une photo datant de 1907.


Sainte Barbe faisons sa connaissance…

Barbe (an 235 de notre ère) était la fille de Dioscore, lequel régnait sur la ville de Nicomedie, capitale de Bythinie, en Asie mineure.

Dioscore était un véritable tyran, persécutant sans relâche les chrétiens. De retour de campagne, ce dernier eut connaissance du baptême de sa fille qu’il pressa d’abjurer cette religion.

Devant son obstination, il la fit emprisonner, enchaîner et priver de toute nourriture. Elle ne céda pas, même après trois jours de supplices et de tortures. Excédé, il décapita, lui-même, sa propre fille ! Alors qu’il accomplissait ce geste horrible, un éclair immense le frappa à mort.

Barbe avait été vengée de ce geste affreux par l’éclair, le feu du ciel. C’est ainsi que Barbe devint la patronne de tout ce qui éclate, brûle, fulgure et détonne (artilleurs, mineurs et pompiers).

Les sapeurs-pompiers honorent leur patronne : Sainte Barbe, le 4 décembre.